La forme comme langage du vivant
Exposition du 1er au 11 avril 2026
Du mercredi au samedi de 14h à 19h
Depuis plus de quinze ans, Maud Louvrier Clerc explore une forme née d’un besoin d’équilibre entre deux énergies indissociables le Yin et le Yang : le Carrond.
Son nom révèle sa forme : mi carrée, mi ronde, rencontre entre structure et douceur, stabilité́ et mouvement. Le Carrond est un acte de résistance pour réintégrer le Yin, l’écoute, la patience, la Terre au sein de nos vies et au cœur de notre civilisation.
« Je pense souvent à un Bouddha de l’époque angkorienne protégé par le naga, conservé au musée Guimet. Son sourire sage, reflet de sa rayonnante sérénité intérieure, il est en moi quand je dessine un Carrond. C’est cette paix, à la fois éternelle et dans l’instant présent, que je cherche à diffuser dans mes œuvres. »
Les œuvres présentées retracent un parcours qui va des premiers dessins et collages aux pratiques numériques les plus récentes en passant par la sculpture et la sérigraphie.
Telle une partition, la forme se transforme, se répète, se déploie. Comme dans le Boléro de Ravel où les instruments s’ajoutent peu à peu pour amplifier la mélodie, Maud Louvrier Clerc génère au fil des années des variations multiples. Captant les énergies au cœur de la matière, bois, métal, terre, pierre, l’artiste appréhende progressivement l’espace vide qui apparait entre les formes, cet interstice qu’elle assimile au souffle.
Le Carrond possède une exceptionnelle capacité de reproduction. L’artiste a ainsi développé un large lexique de formes : Capsule, Sablier, Fleur, Nuage, engendrant des infinis, des architectures et des paysages mentaux.
Dans ses œuvres récentes, l’artiste développe un récit sur l’évolution de la Terre depuis sa création à partir d’une Cellule, où le Carrond est associé à notre planète. Ce motif ouvre une nouvelle ère. Ce n’est que le début.