Christine Mathieu

Christine Mathieu

Christine Mathieu a grandi en France, dans les montagnes du Jura, et a vécu son adolescence à Genève. Son goût pour les arts plastiques est déterminant, elle développe les pratiques du dessin et de la peinture, puis de la photographie et de la sculpture en textile.

Primée par la firme Polaroïd, elle expose sa première série de photographies à sa sortie de l’École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris. Elle poursuit sa formation artistique durant 3 ans de résidence/collaboration avec l’American Art Center à Paris où elle bénéficie du soutien du CMAP. (Photography Department of the American Center for Artists). Elle crée ensuite l’atelier L’ épicerie à Paris (couleurs – matières – graphisme – propositions artistiques).

Son intérêt pour les lieux et les objets patrimoniaux l’ a conduit à intervenir sur des bâtiments, à vocation culturelle, inscrits au patrimoine et chargés d’histoire comme, le centre historique Minier de Lewarde, le mémorial du camp des Milles, le musée Auguste Grasset à Varzy, la crypte archéo- logique Notre Dame à Grenoble, le Centquatre à Paris.
Ces missions, lui permettent de développer une approche intime avec les objets de collection et les lieux chargés de mémoire. Elle en expérimente le pouvoir d’évocation universel et demeure fascinée par la profondeur et la richesse de cette expérience.
Son travail artistique visite les capacités mémorielles et magiques de ces objets ordinaires ou extraordinaires.

À la suite de Louise Bourgeois ou Ghada Amer, en passant par Annette Messager, beaucoup de ses fabrications investissent le champ de la création textile.
A partir de 2010, Christine Mathieu photographe développe la sculpture en matériaux textiles, c’est le début des – FIGURES PRIMITIVES – regroupées sous le titre : 
The quest of silence in a turbulent time .

«Pour réaliser la première série de Figures primitives en 2011, j’ai utilisé une tête de polystyrène, trouvée dans la rue, que j’ai recouvert de bandes de plâtre. J’ai ensuite habillé cette forme simple et essentielle avec les divers matériaux disponibles dans mon atelier: perles, épingles, fils, chutes de tissus, laines, rubans, fleurs séchées, etc… . Cet acte de création s’est affirmé dans la variation et j’ai réalisé plus de 80 figures.

Entre marionnettes et anatomies humaines, photographie et art brut, ces figures sont les ébauches récursives d’un rituel de désincarnation. La quête symbolique et essentielle de notre part de silence. Chaque nouvelle expérimentation autour de ce concept de figure primitive incarne mon obsession de tenter de signifier une présence forte, presque totémique en minimisant les moyens et les signes.»